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Bien soigner vos cicatrices et éviter les complications

Qu’est-ce qu’une cicatrice ?

Une cicatrice est un tissu fibreux qui remplace, de façon prolongée ou définitive, un tissu normal après une lésion.44 Elle est issue du processus de cicatrisation de la peau, un phénomène complexe déclenché par l’organisme après une blessure.37

Le temps nécessaire à la cicatrisation dépend de la profondeur de la plaie .37 Une simple atteinte de l’épiderme guérit spontanément en 8 jours, tandis que la cicatrisation d’une lésion ayant atteint la frontière entre le derme et l’épiderme peut s’étendre d’une dizaine de jours jusqu’à trois mois, en laissant des traces visibles pendant plusieurs années.37

Une cicatrice normale est généralement peu visible et souple au toucher.44 Néanmoins, une fois cicatrisée, la peau est moins élastique et plus fragile que la peau normale car elle s’est recomposée de manière différente.37

Cicatrice normale

Cicatrice normale

Quelles sont les complications liées à une cicatrice ?

La cicatrisation est un phénomène parfois incontrôlable 45, qui est susceptible d’être retardé par divers facteurs 37, tels qu’une infection locale, un traitement médical en cours, un trouble de la coagulation, le diabète, le stress ou encore des carences nutritionnelles 37 .

Une cicatrice peut également devenir pathologique ou inesthétique :

  • une cicatrice « dyschromique » présente des troubles de la pigmentation.37 Elle peut notamment être de couleur plus claire que la peau (dépigmentée) ou à l’inverse devenir brune (hyperpigmentée)37,44 ;
  • une cicatrice « déprimée » possède une forme en creux de profondeur variable. Elle apparaît le plus souvent à la suite d’un épisode d’acné ou de varicelle 44 ;
  • une cicatrice « chéloïdienne » possède un relief très accentué.44 Principalement liée à des facteurs hormonaux ou génétiques, elle apparaît tardivement et ne s’améliore pas au cours du temps 37 ;
  • une cicatrice « hypertrophique » a un relief moins accentué qu’une cicatrice chéloïdienne.44 Elle fait généralement suite à une opération chirurgicale ou une brûlure 37 et s’atténue généralement,
    dans les 2 ans 37,44 ;
  • une cicatrice « rétractile » provoque une traction sur la peau et est susceptible de limiter les mouvements dans le cas où elle concernerait une articulation. Elle s’observe en général à la suite d’une brûlure.44
Cicatrice chéloïdienne ou chéloïde

Cicatrice chéloïdienne

Comment éviter les complications d’une cicatrice ?

L’apparition de cicatrices anormales peut être limitée grâce à plusieurs facteurs :

  • le traitement correct de la plaie 44 ;
  • le choix de la technique de suture en cas d’incision chirurgicale 44 ;
  • la compression des cicatrices après la chirurgie 37,46 ;
  • l’utilisation de pansements ou de plaques en silicone 37,46,47 , éventuellement associés à une pommade ou un hydrogel 47 de type Flamigel® 1 ;

Par ailleurs, il est nécessaire de surveiller l’évolution des cicatrices situées sur des zones mobiles, comme une articulation ou un pli cutané, car elles sont parfois susceptibles de se dégrader. 44

Comment bien soigner une cicatrice ?

Bien soigner une cicatrice, c’est avant tout bien soigner une plaie . Ainsi, plusieurs gestes sont nécessaires à la prise en charge correcte d’une plaie et de sa cicatrisation :

  • laver la plaie au sérum physiologique ou à l’eau du robinet 37 ;
  • désinfecter la plaie à l’aide d’une solution antiseptique 38 ;

désinfection d'une plaie sur le genou

  • utiliser un pansement adapté.47 Celui-ci doit favoriser l’humidité nécessaire à la rapidité de cicatrisation 47 et doit permettre d’éviter le desséchement de la plaie et la formation d’une croûte 48 ;

 

Flamigel agit sur les plaies trop sèches ou trop humides

 

  • 6 semaines après l’accident, et après l’éventuel retrait des sutures, masser la cicatrice dans le sens de la longueur 39 ;
  • protéger la cicatrice du soleil pendant 12 à 18 mois, grâce à l’utilisation d’une crème solaire et au port d’habits couvrants.39

Il est également possible d’appliquer un produit du type Flamigel®, qui contribue à l’accélération du processus de cicatrisation et réduit ainsi l’aspect des éventuelles cicatrices.1

Une consultation médicale est nécessaire devant l’apparition de signes d’infection (augmentation de la douleur, rougeur, gonflement, pus, fièvre…) 38,39 ou en cas d’hypertrophie (augmentation anormale du relief) de la cicatrice.39

Pour en savoir plus :

Références

  • 1. Notice de Flamigel®.
  • 37. Bach C et al. « Cicatrices, cicatrisation, cicatrisation dirigée, pansements et traitement des séquelles » (chap 4) dans Collectif Chirurgie Plastique Réparatrice De la Face et du Cou, Volume 1 (2011). Elsevier Masson, p. 41-54.
  • 38. Assurance Maladie. Coupure Cutanée. Que faire en cas de coupure cutanée ? Mis à jour le 2 novembre 2015. Information disponible sur : www.ameli-sante.fr/coupure-cutanee/que-faire-en-cas-de-coupure-cutanee.html (consulté le 09/12/15).
  • 39. De Suremain N et al. Traitement des plaies « simples » : choix des différentes sutures. Archives de pédiatrie. 2011;18:344-48.
  • 44. Encyclopédie Larousse Médical. Cicatrice. Information disponible sur : www.larousse.fr/encyclopedie/medical/cicatrice/11987 (consulté le 09/12/15).
  • 45. Chavoin JP. « Peau et cicatrisation » (chap 1) dans Collectif Chirurgie plastique et esthétique (2009). Elsevier Masson, p. 3-12.
  • 46. Encyclopédie Larousse Médical. Chéloïde. Information disponible sur : larousse.fr (consulté le 09/12/15).
  • 47. Dumont M. « Pansements » dans Collectif Guide des Plaies, Du pansement à la chirurgie (2003). John Libbey Eurotexte : Paris, p. 73,83.
  • 48. Moulin Y. Comprendre le processus de cicatrisation. L’Infirmière du Québec. 2001;9(1):37-40.